Affichage des articles dont le libellé est Indonésie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Indonésie. Afficher tous les articles

vendredi 21 janvier 2011

I love my job

Y'a des jours, le boulot, c'est pas facile. J'en veux pour preuve les deux jours qui viennent de s'écouler, où toute la plateforme de recherche dans laquelle nous travaillons a été soumise à un stress intense, à l'occasion de la mise en place du dernier outil de torture créé par notre inhumaine hiérarchie : "Scientific training & Team building workshop", autrement dit deux jours d'activité diverses ayant pour but de renforcer l'esprit d'équipe, et faire se rencontrer les gens, le tout dans le cadre oppressant d'un centre de vacances indonésien. Dur.

Sérieusement, vous y avez cru, au coup du stress intense ?

Au programme de ces 48 heures de dur labeur, en vrac : activités en équipe, expo artistique, cuisine indonésienne et soirée au bar, avec pour seul objectif de rencontrer le plus de gens possible.

L'expo artistique : des œuvres émanant des différents labos de la plateforme, avec pour thème "Science through art" (la science à travers l'art). Tout un programme.

Importante réunion de travail sur la plage...

... suivi d'un debriefing rafraîchissant dans la piscine de l'hôtel (et oui, après l'effort...).

Mes collègues, devant ce que nous avons estimé être le bureau idéal. Restent à convaincre les RH.

Bref, vous avez compris l'idée : notre environnement de travail à Singapour, ça va.

dimanche 19 septembre 2010

Selamat datang Bali

Et voici notre belle aventurière sans son aventurier en partance pour Bali. Rassurez-vous, elle n'est pas seule, accompagnée de la moitié de la famille, ça fait une belle brochette de huit petits français qui se dirige à l'aéroport international de Denpasar. En arrivant, surprise, on ne fait pas la queue pour l'immigration, ou si peu, le voyage s'annonce bien.

La brochette en question. 
De gauche à droite : Sylvie, moi, Eric, Clémentine, Claude, Brigitte, Robin, Max.

A la sortie, nous devons prendre un taxi pour nous amener à quelques kilomètres de là, à Kuta. Une petite vérification tarifaire au stand officiel des taxis, et je hèle les chauffeurs de taxi assis sur le bord du trottoir. La famille fait des yeux tout rond, et observe leur première négociation à l'indonésienne. Évidemment, avec notre troupe, on à la gueule made in Touristland, alors le taxi man me propose littéralement 3 fois le prix, je lui ris au nez, et il comprend bien vite qu'on va pas me la faire. Après avoir obtenu un tarif touriste raisonnable, la famille se dit très impressionnée, moi je me rend compte que l'expérience de Lombok m'a appris deux-trois trucs, donc je leur réponds : watch and learn (ou "observe et apprend, jeune padawan", pour les allergiques de Shakespeare).

Kuta est connu pour deux aspects : sa plage et ses surfers australiens. Le premier n'a pas failli à sa réputation, la plage est magnifique, et alors qu'on m'avait promis une densité au mètre carré difficilement supportable, il y a 15 fois moins de monde qu'à Lacanau, je suis un peu déçue... le deuxième n'a pas déçu non plus, malheureusement. Robin et Clémentine peuvent en témoigner.Un autre inconvénient de Kuta, c'est que les indonésiens nous considère un peu comme des porte-monnaies à pattes et on se fait haranguer à chaque boutique, et il y en a...

La plage de Kuta. Décevante, n'est-ce pas?

 Personnellement j'en redemande.

Je ne peux m'empêcher de vous montrer la tête de notre hôtel en particulier, le Tiki bar.
Si ça c'est pas des vacances Club Med?

A part la plage et les boutique, Kuta est assez limité niveau touristique, direction les vrais visites, et on commence.... par une plage! Celle d'Uluwatu, réputée comme zone de surf, mais vous allez voir très différent de Kuta. 
 Je dois avouer que je ne me lasse pas de l'Indonésie.
  
La vue d'en haut, dans un petit warung. C'est bien les vacances.
 
Rassurez vous, on est pas venu que pour la plage. On est venu aussi pour le Uluwatu Temple, ou "pura" en indonésien. On assiste au couché du soleil aux danses traditionnelles données en l'honneur du dieu de la Mer. Le temple donne sur l'à pic d'une falaise, les pieds dans l'océan. Le soir nous irons mangé du poisson grillé sur la plage de Jimbaran. Ambiance de lune de miel, avec le reflux des vagues.
 Voilà. La photo est prise dans l'enceinte du temple.
Une photo qui donne un aperçu de la richesse des costumes.
 
 Le lendemain, excursion de nouveau, cette fois-ci nous visitons le pura Mengwi, au milieu des terres, et le pura Tanah Lot (tanah, veut dire terre, sol, terrain), au bord de la mer. 

L'entrée du pura Mengwi avec nos trois mitrailleurs préférés : Max, Clémentine et Sylvie.

Des pagodes à nombres impairs. ça me rappelle le Japon

Voilà d'où Tanah Lot tient sa réputation. A marée haute, l'îlot est coupé du continent par les flots.

On pensait qu'il n'y avait rien d'autre à voir à Tanah Lot. On s'était trompé.
Pendant la pause rafraichissement, Maxime a gouté un Es Teller (Es veut dire glace, le reste est un mystère). A part le lait de coco, les 15 ingrédients du mélange nous sont inconnus. Une grande bouffée d'exotisme, que l'on ne retentera pas de sitôt.

Nous finissons nôtre séjour à Kuta par un repas bien mérité au Legian Snack. Délicieux et pas cher, une bonne adresse du routard. Le lendemain direction Ubud, vers le centre de lîle. L'ambiance y est très différente de Kuta et nous avons la chance de tomber pendant un festival exceptionnel qui ne se reproduit que tout les dix ans. Ubud est connu à la fois pour son artisanat et ses rizières. Les touristes australiens y sont bien moins présents. 

Nous disions donc les rizières. 

Les offrandes sont apportées au temple pendant la cérémonie, bénites et ramenées à la maison pour être consommées par tous. 

Pour nous les prochains jours seront principalement composés de balades dans les champs ou le long de la route. Certains arrêts gustatifs feront aussi notre ravissement. Regardez plutôt. 
 Si chez nous les champs sont bordés de chênes, ici se sont les cocotiers. Attention la tête.

Ce décor de temple est bien un "simple" restaurant. Une pause délicieuse, bien qu'épicée.

Une balade dans la jungle qui nous laissera sur les rotules.
 Le restaurant Pizza bagus (A la bonne pizza) remettra tout le monde d'aplomb.
A Singapour, tout le monde, et à juste titre, nous a conseillé de faire le Gunung Batur. Alors nous aussi nous nous levons à 2h00 du matin pour faire l'ascension de ce volcan. Mais voilà, c'était sans avoir consulté les oracles de dame nature et cette dernière a été fâché. 
 Voici tout ce que nous vîmes du Gunung Batur : du brouillard (note de Bébert : ça me rappelle vaguement un autre grandiose paysage volcanique).

En descendant on a eu droit à quelques très jolis panoramas.
On retrouve Vinciane et Antoine à Sanur, sur la côte est. Les pieds dans l'eau c'est juste ce dont on avait besoin après cette nuit passée à grimper.
C'est limite si on pourrait pas s'endormir.

Le lendemain on ne fera pas grand chose. Visite du temple "royal" d'Ubud, mais peu de parties sont ouvertes au public. On finira  par un délicieux Babi Guling (babi veut dire porc), soit du petit cochon de lait grillé à souhait. Un véritable régal. 

Rien à envier à nos méchouis.

Et voilà, c'est déjà la fin des vacances. Prochaine étape les plages de rêve, mais c'est Bertrand qui écrira cette fois.

lundi 5 juillet 2010

De l'utilisation du scooter en Indonésie

Pourquoi parler des scooters ? Non seulement parce que c'est le principal mode de locomotion en Indonésie (les voitures ne sont là que pour transporter les touristes, véridique), mais aussi et surtout car les Indonésiens s'en servent pour transporter des objets farfelus. Ca donne un peu l'impression qu'ils déménagent tous les 15 jours. Le fait est que tout ce que l'on peut imaginer, ou ne pas imaginer, a probablement déjà été transporté par un Indonésien sur son scooter. Et tout le reste est littérature...

N°1 : le riz. Parce qu'il faut bien manger.

Encore du riz.

Toujours du riz. Mieux vaut deux fois qu'une.

N°2 : de l'essence. Parce qu'il faut bien se déplacer.

Encore de l'essence. Mieux vaut trois fois que deux.

N°3 : de la tôle. Parce qu'il faut bien avoir un toit.

N° 4 : indéfini. Probablement un engin agricole, mais pour faire quoi exactement, mystère.

N° 5 : une cuisine. Voir N°1.

N° 6 : indéfini. Aucune idée de ce à quoi ça peut bien servir, mais admirer l'optimisation de l'espace. Remarquable.

Dites vous que nous n'avons pris la route que quelques heures. Tout est là, ou presque, puisque nous eûmes également le plaisir d'en croiser un qui transportait un bananier (sans les feuilles, ça fait un peu poireau géant, au passage). Et même lorsque les gens n'y transportent rien de spécial, le scooter est un véhicule à 4 places (en moyenne). Le scooter est l'objet de référence en Indonésie. Je suis sure que, de la même manière qu'au Japon la surface se mesure en tatami (1 tatami, 2 tatamis...), en Indonésie les charges doivent se mesurer en scooter (1 scooter, 2 scooters...).

samedi 26 juin 2010

Tetebatu - Kuta Lombok

Reprenons. On vient d'arriver à la fin de notre trek de trois jours. ça ne se voit pas mais on est couvert de cendres et, dois-je l'avouer, assez fourbus...S'assoir dans la voiture et ne rien faire d'autre que de se laisser conduire est assez étrange. La route sera un vrai voyage en soit, comme à chaque fois, surtout que de ce coté de l'île elle est en bien moins bon état (si, si, c'est possible, avec des trous - que dis-je, des fosses - de 2 mètres de diamètre sur la chaussée).

Encore un instantané pris de la voiture. Même sous un ciel de plomb, les paysages sont beaux.

Notre direction? Un village sur les flancs du Rinjani (oui il faut 2h30 pour faire un quart de tour) qui répond au doux nom de Tétébatu. Exotique, non ? On pourrait être chez Pocahontas.
Le village est assez reculé et l'on est pas surpris d'apprendre que l'électricité provient du générateur. Une petite douche (pas pour tout le monde, mais Fly vous l'expliquera mieux que moi en commentaire - note de Bébert : ha, ha, je ris, tiens) et l'on s'installe avec satisfaction dans la pagode qui sert de restaurant et de hall d'accueil. Le service sera d'une lenteur mémorable, on dort à moitié, mais peut importe. On se laisse presque rouler jusque dans nos lits respectifs, et écrasons l'oreiller.
Le lendemain est une journée ensoleillée qui nous permet d'apprécier pleinement la beauté du site.

L'hôtel et son jardin luxuriant. 

Observons deux papillons.

Qu'est-ce que l'on fait ici me demanderez-vous ? Se reposer. Mais encore? Tétébatu est réputé pour ses rizières et ces cascades. Les cascades étant à 4h de marche, nous n'avons pas le temps car on souhaite être à Kuta cette nuit. On décide donc suivre un chemin qui sent bon la noisette à coté de l'hôtel et qui va nous mener directement dans les rizières. 

Les petites cahutes permettent de se protéger du soleil et de faire la sieste.

Les grains de riz de près. Label agriculture biologique garanti.

Très pratique les chemin entre les rizières.

                             Les barrages naturels.                             La plus grosse araignée que nous ayons vu.

Une briqueterie (non, il ne manque pas de "t")..
L'orage menace, il est temps de rentrer. On sait d'expérience que mieux ne vaut pas être dehors quand ça va tomber. Non, il ne faut pas.

Nous quittons Tétébatu le lendemain pour Kuta, un village de pêcheur tout au sud de l'île, réputé pour ses plages et ses déferlantes pour les surfeurs. Nous arrivons à la tombée du soleil (plouf). Une petite promenade sur la plage et un repas dans un boui-boui local, où nous commandons quasiment entièrement en Indonésien. Le serveur est bluffé, nous on est tout fiers.

Anne-Prune se rend dans la Comté.

"Fais moi un jet de Pistage.
- Okay... deux.
- Ca passe."

Le couché de soleil est encore une fois magnifique. Je ne sais pas comment ils font.

Demain, c'est quoi le programme? Plage. Rien d'autre? Non. Une journée banana pancake et plage, nage, château de sable. Les hommes ont bien essayé de faire du snorkling, mais il n'y avait rien à voir. On est pas surpris, le site n'est absolument pas réputé pour.

Je fais sécher mon T-shirt. J'ai oublié mon maillot pour cette journée plage. Et comme je ne suis pas nudiste...

Ce sera notre dernière étape à Lombok. Le lendemain, après avoir engager un taxi dans un cyber-café (y'a-t-il encore des gens que ça étonne ?) nous repartons vers Lembar où un ferry nous ramène à Padangbai, sur Bali. Nous y passons la nuit, avant de nous rendre à Denpasar, où nous restons quelques heures avant de prendre l'avion pour Singapour. Et sur ces bonnes paroles s'achève le récit de notre semaine indonésienne !

Crédits photos, comme d'habitude : Fly, JB & Vip