Affichage des articles dont le libellé est C'est culturel.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est C'est culturel.. Afficher tous les articles

samedi 19 mars 2011

Rouge, rouge, rouge

Vous y prêtez sans doute peu attention, mais le nouvel an lunaire arrive à grand pas ("est arrivé" dirons nous plutôt, voir même "est passé depuis un mois"... dites, ça se voit qu'on a des problèmes spatio-temporels dans l'écriture de nos posts ?). Lunaire, mais pourquoi lunaire ? Ben parce que les chinois n'appellent pas le nouvel an "chinois" mais lunaire (calendrier, tout ça tout ça). La scientifique en moi dit "logique". C'est l'équivalent de Noël chez nous, le rendez-vous de l'année, c'est vous dire si c'est l'effervescence par ici. La couleur associée est le rouge et aussi le doré, mais seulement sur les bords. Il y a aussi des symboles de pivoines et de fleurs de prunier un peu partout.

  Les illuminations du Nouvel an lunaire c'est comme Noël chez nous. Sauf qu'il fait toujours 35 °C.
Les accessoires fleurissent dans les magasin ainsi que les musiques chinoises de nouvelle année, comme nous pouvons avoir les chansons de Noël (comme aux Etats-Unis, vous pouvez compatir). Ils mettent aussi des petits orangers bonsaïs devant les entrées des bâtiments, et aussi une plante plumeau dont je ne connais pas le nom. C'est également la foire au lampion.

Des lampions, une ribambelle de mandariniers bonsaïs. Du rouge et des fleurs. Décorations au Botanic garden.

Sur Biopolis (le taf de nous) aussi il y a de la déco. On reconnait très bien les bonsaïs mandariniers, qui conservent leur étiquette d'origine, 88S$ s'il vous plaît. Voici également les étranges plantes plumeaux dont je vous parlais. Pour ceux que ça intéresse, ce bâtiment s'appelle Matrix.

 Spécialité singapourienne : lors du nouvel an, on mange ce "truc" (par manque de désignation adéquate) à plusieurs (là en l'occurrence, c'était au boulot). Le concept est simple : moult ingrédients assez mystérieux sont sagement répartis dans de grands plats. Chacun prend alors sa paire de baguette, et tout le monde touille le plat en attrapant le plus d'ingrédients possibles et en les faisant retomber (si possible dans le plat) de la plus grande hauteur possible, le tout dans la joie et la bonne humeur. Deux constantes se dégagent : a) on en fout partout, comme vous pouvez (modérément) le constater sur l'image ; b) le plat final n'est honnêtement pas terrible, c'est vaguement sucré/salé/épicé (étonnant, non ?). Une autre culture, on vous dit. 

On célèbre la nouvelle année ET le signe astrologique associé. Pour 2011 ce sera le Lapin, symbole de chance (note de Bébert : leur symbolique du Lapin est sensiblement différente de la notre, vous l'aurez remarqué), le 3 et 4 février. Il y a aussi une divinité associée au Nouvel an. Elle a les traits d'un sage chinois comme on se les imagine dans les films. Les enfants se font prendre en photos avec lui. C'est vraiment Noël mais en différent.

 On ne le dira jamais assez, c'est l'année du Lapin (et celle qui vient de se finir était celle du Tigre). Du coup on s'est un peu renseignés sur notre astrologie lunaire : Bertrand est un rat et moi un bœuf. On est contents. C'est moi qui me suis faite avoir d'après la légende (note de Bébert : héhéhé).

 LAPINOU.

 Voici l'équivalent du Père Noël.

Lors des cérémonies en général, et doublement lors du nouvel an lunaire, vu que c'est l'évènement de l'année, je le répète, les singapouriens font des danses avec des lions. Attention très différents des dragons, vous ne trouvez pas ? Il y a toute une histoire autour mais il faudra me la demander de vive voix.

Pour le nouvel an, on offre des enveloppes contenant de l'argent. La couleur en est forcément rouge et les billets à l'intérieur doivent l'être également. A Singapour elles sont donc remplies de billets de 10 S$. Le plus souvent les textes écrits dessus parlent de fortune et de prospérité. On offre aussi des oranges à cette occasion. Si en France on vous souhaite un heureux et joyeux Noël, ne soyez pas surpris qu'à Singapour on vous souhaite un Nouvel An prospère et plein de bonne fortune.

Voici des exemples d'Ang Bao à Chinatown. Ang Bao veut simplement dire "enveloppe rouge". Puisqu'on en parle, sachez au passage que les occidentaux sont appelés en chinois "cheveux rouges", eut égard au fait qu'avoir les cheveux d'une autre couleur que noir est assez surprenant pour un asiatique (on sent que les roux les ont particulièrement marqués).

Évidemment le monde moderne n'est pas en reste et toutes sortes de pub fleurissent autour du thème du nouvel an. Voici un extrait d'une pub qui m'a particulièrement marqué (note de Bébert : je... oh et puis non, vous verrez bien).

Pub Carlsberg pour le nouvel an lunaire

Enfin, la Chine étant un pays où la gastronomie est tenue en haute estime, il y a également pour le nouvel an lunaire des friandises populaires, comme ces prawn rolls ("rouleaux de crevette") :
 Pour être honnête, encore une fois, c'est particulier : ça a effectivement un goût de crevette très prononcé, avec un arrière-goût épicé. Eux en raffolent. Nous moins.

Ainsi se termine ce billet, en espérant vous avoir donné un bon aperçu du nouvel an lunaire... see you space cowboys.

samedi 9 octobre 2010

Vous savez que vous êtes à Singapour si...

Voici le retour de ce magnifique poème. Il grandit en même temps que notre séjour à Singapour s'étend. Je vous laisse appréciez et j'espère vous faire marrer avec ces quelques lignes

Vous savez que vous êtes à Singapour si...
... quand vous commandez un jus d’orange, il mousse ;
... les gens boivent leurs cafés et leurs Milktea dans des sacs en plastique ;
... vous n’utilisez qu’une cuillère et une fourchette pour manger, même la viande ;
... il n’y a jamais de serviettes dans les food courts ;
... il vous faut demander une cuillère avec chaque café ;
... vous avez une carte EZ-link (easy-link, pour ceux qui n’ont pas saisi le jeu de mot) ;
... il y a des pubs en mandarin sur la chaîne anglaise, Channel 5 ;
... vous ne regardez plus la météo car ça ne change pas la manière dont vous vous habillez ;
... vous y réfléchissez à deux fois avant de boire un thé ou une soupe, ou un truc qui donne chaud ;
... il faut prendre une douche après avoir passé l’aspirateur ;
... la bibliothèque est ouverte le dimanche et tout le monde trouve ça normal ;
... la moitié des pubs à la télé cherche à vendre des emplacements publicitaires ;
... l’autre moitié vous vend des appartements luxueux dans des résidences pour les riches et nantis ;
... tous les programmes sont rediffusés au moins une fois dans la semaine ;
... le dernier programme de la soirée se clôture sur l’hymne national ;
... il faut réserver sa place de cinéma à l’avance, et choisir son siège ;
... il faut donner son numéro de carte d’identité pour réserver ses places en ligne ;
... la climatisation vous oblige à mettre un pull tous les jours, malgré les 30°C du dehors ;
... vous prenez du Panadol quand vous avez mal à la tête.

lundi 9 août 2010

Majulah Singapura

Aujourd'hui, sachez-le, c'est la fête nationale singapourienne : car voilà, il y a de cela 45 ans, le 9 août de l'an de grâce 1965, Singapour accédait à l'indépendance vis-à-vis de la Malaisie. Et outre le caractère délicieusement férié de ce jour, Singapour a sa "National Day Parade" (NDP pour les intimes), évènement auquel j'ai décidé d'assister.

Je n'ai techniquement pas trop eu le choix : depuis un bon mois, les médias nous bombardent de spots télévisés à la gloire de la NDP 2010 "qui va grave trop déchirer", et nous rappelle au passage que ça se passe le 9 août (au cas où certain se demanderaient si ça a changé depuis l'an dernier). De plus, cela fait quelques semaines que fleurissent sur les façades des HDB des drapeaux singapouriens, accrochés par les résidents :

Le vainqueur du quartier, avec à peu près 70% de balcons décorés.

Petite parenthèse organisationnelle : la NDP singapourienne, c'est comme le 14 juillet ou le 11 novembre chez nous, la dimension Walt Disney en plus. De fait, ceux qui veulent assister à l'intégralité du "show" doivent réserver leur place (payante - business is business) dans les gradins de la scène principale 6 mois à l'avance... vous l'avez deviné, ce n'est pas mon cas. De fait, je n'ai pu que me promener aux alentours et voir la partie public du défilé, autrement dit les coulisses du spectacle. Coulisses dont se contente l'immense majorité de la population singapourienne.

En arrivant sur place, je suis content d'avoir eu l'impulsion d'enfiler un tee-shirt rouge ce matin :

Le rouge et le blanc : les couleurs de Singapour. La plupart des gens qui se déplacent pour le défilé opte pour l'une ou l'autre de ces teintes.

Le défilé est ma foi très classique : on commence avec la partie piétonne des forces singapouriennes, et son immanquable fanfare.

Suivent ensuite les blindés (classique là encore), rien de bien fou me direz-vous, sauf si l'on considère la taille du pays... Singapour possède une force armée conséquente pour une nation de cette taille, notamment en force de frappe aérienne...

... dont voici l'unité la plus caractéristique : le parapente fumigène ! Tremble, occident.

Le moment qui fait peur : à l'arrière plan, vous pouvez apercevoir de la fumée, et quelques affûts encore fumant... et bien ça surprend, un obusier qui fait feu à moins de 50 mètres de soi. Vraiment.

Suivent enfin les unités de défense civile.

La baisse de luminosité m'interdira de vous fournir des images supplémentaires, car ici, le défilé est en soirée, et enchaîne directement avec le feu d'artifice (la nuit qui tombe à 7h00 ça aide).

Pour résumer, une ambiance bon enfant de fête d'anniversaire (si l'on excepte le côté militaire), mais un bémol quand même : qui dit "jour férié" dit "tout est fermé" ? Et non. Car pendant que les tanks défilent sur la place de l'Esplanade, une bonne moitié de la population continue de faire ses courses dans les souterrains de la ville pour profiter des "NDP sales 70%", comme si de rien n'était... le shopping et les économies restant la principale préoccupation d'une grosse partie de la population, quoi que fasse le gouvernement pour l'en dérider.

Sur ce, bonne semaine, et à la prochaine.

lundi 12 juillet 2010

Culture pub

Depuis quelques semaines, il y a un nouveau spot publicitaire à la télé. Et alors? C'est une pub du gouvernement, ce qui en soit est bizarre pour un français mais parfaitement normal pour un singapourien. Ce qu'elle a de plus cette pub, c'est quelle cristallise en 30s tout le lavage de cerveau du gouvernement, la culpabilité qu'il cultive, la paranoïa ambiante... Bref, c'est là que l'on voit le coté "autoritaire".

Enjoy

Vidéo "Be as one"

Pour ceux qui aime la lecture, voici le site d'où la vidéo est extraite.

http://www.nscc.gov.sg/

lundi 5 juillet 2010

De l'utilisation du scooter en Indonésie

Pourquoi parler des scooters ? Non seulement parce que c'est le principal mode de locomotion en Indonésie (les voitures ne sont là que pour transporter les touristes, véridique), mais aussi et surtout car les Indonésiens s'en servent pour transporter des objets farfelus. Ca donne un peu l'impression qu'ils déménagent tous les 15 jours. Le fait est que tout ce que l'on peut imaginer, ou ne pas imaginer, a probablement déjà été transporté par un Indonésien sur son scooter. Et tout le reste est littérature...

N°1 : le riz. Parce qu'il faut bien manger.

Encore du riz.

Toujours du riz. Mieux vaut deux fois qu'une.

N°2 : de l'essence. Parce qu'il faut bien se déplacer.

Encore de l'essence. Mieux vaut trois fois que deux.

N°3 : de la tôle. Parce qu'il faut bien avoir un toit.

N° 4 : indéfini. Probablement un engin agricole, mais pour faire quoi exactement, mystère.

N° 5 : une cuisine. Voir N°1.

N° 6 : indéfini. Aucune idée de ce à quoi ça peut bien servir, mais admirer l'optimisation de l'espace. Remarquable.

Dites vous que nous n'avons pris la route que quelques heures. Tout est là, ou presque, puisque nous eûmes également le plaisir d'en croiser un qui transportait un bananier (sans les feuilles, ça fait un peu poireau géant, au passage). Et même lorsque les gens n'y transportent rien de spécial, le scooter est un véhicule à 4 places (en moyenne). Le scooter est l'objet de référence en Indonésie. Je suis sure que, de la même manière qu'au Japon la surface se mesure en tatami (1 tatami, 2 tatamis...), en Indonésie les charges doivent se mesurer en scooter (1 scooter, 2 scooters...).

samedi 27 mars 2010

Vous savez que vous êtes à Singapour si...

La sentence a sonnée (note de Bébert : moi j'aurais dit qu'elle est tombée, après, est-ce qu'une sentence peut sonner, là est un autre débat). "Putain, tout ça pour ça".

Quoi ? Nani ?

Ce fut un travail de longue haleine, de longues attentes, et de longs quiproquos. Je parle de l'obtention du Visit pass de Bertrand. Car, joie dans les chaumières et pâtés en croûtes, Bertrand vient d'obtenir son long term visit pass, petit bout de plastique qui l'autorise à rester à Singapour jusqu'en 2012. Mais que de péripéties pour en arriver là. Sachez que nous avons fait notre demande le 9 janvier 2010 et que Bertrand vient de l'obtenir le 25 mars 2010. Entre temps, des attentes interminables à ICA (bureau de l'immigration), qui sert accessoirement de crèche, des lettres qui n'arrivent pas à bon port, des payements qui ne peuvent se faire qu'avec des cartes singapouriennes et un boss niveau 28 : l'inertie administrative.

"Multipass."

Et comme nous n'avons rien fait du tout durant ce mois d'absence, hormis organiser une "crépaillère" (concept révolutionnaire de crémaillère où l'on mange des crêpes), voici un petit poème sur Singapour. Ca s'intitule, "Vous savez que vous êtes à Singapour si..."

Vous savez que vous êtes à Singapour si...
… il y a des barreaux aux fenêtres même au 25ème.
… il y a des chaussures dans le couloir.
… les gens finissent leurs phrases par "lah".
… vous avez de la buée sur vos lunettes en sortant du bus ou du métro.
… les enfants portent des chaussures qui font "pouet pouet".
… les gens vous répondent "can, can" au lieu de "yes".
… l’ascenseur vous parle d’une voix féminine robotisée.
… les karung guni se signalent en klaxonnant dans les résidences.
… les feux de signalisation font des bruits de fusil laser.
… votre machine à laver pousse la chansonnette quand elle a fini son travail. Et l’autocuiseur aussi.
… les gens dans le bus et dans le métro font semblant de dormir pour garder leur place.
… des crieurs vous agressent en sortant du métro en hurlant "twist potato".
…. les gens partent travailler alors que le ciel déverse les chutes du Niagara sur leur tête.
… il est marqué dans le métro : no drinking, no eating, no smoking and no durians.
... on vous distribue des sachets plastiques à parapluies quand il pleut.
… la moitié de la population porte des crocs et l’autre des tongs.
… il faut utiliser au minimum trois clés pour ouvrir une porte d'entrée.
… les enfants sont en pyjama à partir de neuf heures dans les malls.
… personne ne rouspète quand les gens mangent et regardent leur portable au cinéma.
… les watchbirds vous observent.
… les cafards font la taille de votre pouce.
… les McDo servent de salles d’études.
… les gens marchent à deux à l’heure.

Voilà, on rend l'antenne.

vendredi 15 janvier 2010

Paranoid androids

Il y a quand même un truc dont il faut que l'on vous parle... nous sommes menacés. Par qui ? Ha, ha, naïfs que vous êtes, mais par tout le monde. Par l'Occident. Par la crise économique, le réchauffement climatique. Par nos voisins, par la petite vieille dans le métro, par les jeunes à casquettes. Par les watchbirds. C'est en tout cas ce que le gouvernement singapourien voudrait nous faire croire. Singapour est un pays qui a peur, et cet aspect de la ville nous apparaît suffisamment important dans notre vie de tous les jours pour vous en faire part...

D'une part, il y a les affiches "publicitaires" appelant chacun à la prudence, et qui rappelle que si Singapour est un des pays les plus sûrs du monde, ce n'est pas une raison pour croire que l'on est en sécurité.

Dans la langue de Molière ça donne (à peu près) : "Un faible taux de criminalité ne veux pas dire pas de criminalité" avec en encadré rouge "N'ignorez pas les faits, soyez attentifs". Je passe sur la symbolique éloquente de l'autruche ("... une politique qui court vite, une politique qui pond des gros oeufs !").

Vous aurez peut-être comme nous remarqué l'aspect culpabilisant de l'affiche : la sécurité n'est pas l'affaire des autorités, mais bien de l'individu. Une simple impression un peu tirée par les cheveux, dites-vous ? Si c'était la seule affiche dans ce cas, nous voulons bien, mais...

Un jeu de mots astucieux sur "Careless" (inattentive) pour la victime du pickpocket et "Cashless" (sans argent) pour le pickpocket lui-même... sous-entendu : il n'a pas d'argent, ce n'est pas vraiment de sa faute, si vous le tentez avec une surexposition de richesses, et bien c'est de votre faute, mademoiselle, faudra pas venir pleurer après. Cette campagne de pub comptent 5 ou 6 affiches différentes du même acabit, sur le thème de "si tu te fais voler, tu l'as bien cherché".

Et pourquoi se contenter des panneaux d'affichage pour prêcher la bonne parole ? Il y a des supports bien plus avantageux, et en plus ils circulent dans toute la ville toute la journée...

"Les menaces ne sont pas si évidentes" avec une image représentant un homme portant un masque à gaz, et un autre avec une cagoule... vous la sentez, la saine ambiance de suspicion que l'on vise à nous faire atteindre ?

Je n'ai hélas pas d'image pour ajouter à cela la vingtaine de caméras qui équipe chaque sortie de métro, ou les écrans de télévision dans le métro qui passent en boucle (entre deux spots réellement publicitaires) des consignes pour surveiller les gens bizarres qui laissent des bagages sans surveillance, des récapitulatifs historiques et des images des attentats urbains les plus meurtriers de ces 10 dernières années, une reconstitution d'un attentat à la bombe imaginaire dans une ligne de Singapour (orchestré par un machiavélique petit jeune à casquette)... en bref, en plus de se méfier du pickpocket qui sommeille probablement au fond de votre voisin de siège de bus, il ne faut pas oublier que son sac à dos contient probablement 3 kilos de C4, et que s'il pianote sans arrêt sur son portable, c'est sans doute parce que le détonateur est caché dedans. Précisons au passage qu'aucun attentat n'a jamais frappé Singapour, si l'on en croit Wikipédia...

En plus de tout cela, Singapour est une ville mondialement connue pour le nombre extravagant de délits qu'il est possible d'y commettre... tout ou presque est susceptible d'être puni, et prendre des photos ne fait pas exception à la règle, ce qui limite bien entendu l'étendu de nos arguments photographiques.

Des panneaux dans ce style, il y en a un peu partout en ville, mais je n'ai hélas pas de photos pour illustrer les plus "rigolos", qui arborent en dessous de chaque pictogramme le marquage "Fine 1000$" ou "Fine 500$". Vous aurez compris qu'il s'agit du montant des amendes associé à chaque infraction. Ajoutez à cela que la plupart des policiers ne portent pas d'uniforme ("pour mieux te protéger, mon enfant..."), et vous comprendrez que les singapouriens sont un peuple assez discipliné.


Et vous pensez que ça s'arrête une fois chez vous, à l'abri de votre petit quatre pièces au 25ième étage d'un immeuble résidentiel ? Pensez donc...

Dans le living-room... "chouette, c'est pratique, une porte coulissante, il doit y avoir un placard derrière".

Effectivement, derrière la deuxième porte (deux portes, bah, pourquoi pas...), il y a bien un petit cagibi. Mais fichtre, quelle est donc cette petite affichette jaune sur l'intérieur de la porte ?

Je vous traduis la première ligne : "Ce placard/penderie est également un abri de défense civile". Le reste de l'affiche récapitule (dans les 4 langues de Singapour) les consignes à suivre en cas d'alerte (incluant l'ordre de se verrouiller à l'intérieur - probablement pour échapper aux hordes de zombis radioactifs - pendant une alerte, et l'utilisation d'un transistor radio pour suivre, toujours, les injonctions gouvernementales).

Tout ça pour dire que les rapports humains à Singapour sont singulièrement distants... et le gouvernement s'en rend compte (un peu tard ?), la ville affichant des statistiques sociales déplorables. Aussi, à côté des spots publicitaires alarmistes fleurissent maintenant d'autres petits films faisant l'éloge de la gentillesse, de l'amabilité, de la joie de vivre et de la politesse.

Alors vous voyez bien, qu'il reste un espoir...

[mode Bébert ON] Sans aucun rapport avec ce joyeux exposé, ceux d'entre vous qui s'étaient particulièrement émus de la présence de la caisse rouge dans nos bagages seront heureux d'apprendre que mes activités peinturluristiques ont repris depuis peu, suite à la naissance de l'atelier 2.0 :

Joie et brossage à sec !

Pleinement conscient du caractère particulièrement inintéressant de cet aspect de mon existence pour la majorité des lecteurs de ce blog, je n'encombrerai pas ce dernier des photos (floues) de mes créations... mais le besoin de communiquer et de partager est important pour le geek qui parfois s'exprime en moi, aussi informe-je la populace de l'ouverture d'un deuxième blog (le lien est également disponible dans l'encart des blogs amis sur votre droite), n'ayant d'autre but que de parler de figurines, de jeu de rôle, et de tout ce qui n'aura pas sa place sur Chaussette ! [mode Bébert OFF]

Sur ces bonnes paroles, nous rendons l'antenne pour aujourd'hui.