dimanche 18 décembre 2011

Décollage imminent

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Les derniers trois jours, avant de partir... notre avion pour Singapour décolle demain matin, 8h35. Fini de rire, on est de retour.


Jour 16 : the Shaky Isles

La Nouvelle-Zélande, en plus de tout le reste, est fameuse pour son activité tectonique ; partie intégrante de la ceinture de feu du Pacifique (et en plein sur la frontière entre la plaque pacifique et indo-australienne), les volcans actifs y sont nombreux, et les tremblements de terre fréquents (ce qui est moyennement cool sur le long terme). Le deuxième effet Kiss Cool, c'est la géothermie, et c'est sur ce dernier point que nous nous attardons aujourd'hui.

Rotorua est au cœur de l'activité géothermique de l'île, comprendre par là que la ville se comporte comme un couvercle sur une cocotte-minute géante, un couvercle qui fuit en de multiples endroits pour être plus précis. D'où le délicat parfum de soufre qui embellit le paysage olfactif de la ville (rappelons au passage que : odeur de soufre = odeur d’œuf pourri), et les geysers, sources chaudes et autres bassins clapotants de boue qui parsèment les jardins publics.

Le programme du jour, ce sont donc deux parcs géothermiques, très différents : le Wai-O-Tapu ("Ouaïe-o-tapou"), et le Whakarewarewa ("Faka-ré-oua-ré-oua").

Le Wai-O-Tapu, c'est en gros un parc naturel rempli de trucs géothermiques. Celui-là, c'est un des emblèmes du parc, nommé le Lady Knox Geyser, déclenché au savon (qui l'eut cru ?).
Nous voilà prévenus.
Une mare de boue bouillonnante. C'est très bon pour la peau, paraît-il, une fois qu'elle a refroidi. Miam.
La Champagne Pool, ou encore la Palette, en référence aux multiples couleurs qu'elle arbore. Ces dernières sont causées par différents éléments présents dans ces eaux : antimoine, alcalins, arsenic, fer, etc.
C'est magnifique mais - est-il besoin de le préciser - ça ne sent vraiment pas bon ici. Et quand le vent nous pousse la fumée dans le nez (ce qu'il fait systématiquement - comme quand on fait un barbecue, le monde est ainsi fait), on évite de rester trop longtemps dedans.
Ca n'en donne pas l'impression comme ça, mais même quand ça ne fume pas, c'est chaud.
Un autre lac, d'un vert surprenant cette fois.
Celui-là, il faut le voir pour le croire. La photo, garantie sans Photoshop, je précise, ne rend pas pleinement ce merveilleux jaune fluo. Prénommé "Devil's bath", on trouve que "Stabilo Lake" aurait été adapté aussi.
Changement de décor, voici la maison d'accueil de Whakarewarewa, un village maori construit sur un site géothermique. Traditionnellement, les maoris ont toujours vécu très près de sources chaudes, dont ils font un usage quotidien.
Partout dans le village, des sources chaudes ; en fonction de leurs températures respectives, différentes utilisations en sont faites par les habitants.
Exemple : un autocuiseur géothermique. Si ça c'est pas la classe.
En plus des sources chaudes, des cheminées artificielles émergent par endroits ; elles permettent d'évacuer la pression des poches d'eau souterraines, et limiter ainsi les risques d'explosion. Ajoutons à cela la nature très instable du sol ("je marche et - oh non, j'ai encore mis le pied sur un geyser"), et on comprend que les avantages tirés de la vie sur un site géothermique ne sont pas sans contrepartie.
Quand même, un village qui fume, ça en jette.

Jour 17 : trip to Middle-Earth

Aujourd'hui, direction Matamata, petit bled perdu entre Auckland et Rotorua... on y trouve essentiellement des collines très vertes, et des fermes gigantesques. Un paysage paisible et rural, du type que Peter Jackson recherchait pour figurer la Comté dans son Seigneur des Anneaux... vous avez probablement deviné, nous allons visiter l'endroit où ont été tourné les scènes de Hobbiton / Hobbitebourg dans la trilogie.

Hélas, pour des raisons de copyright, et parce que (attention scoop) le tournage de Bilbon le Hobbit y est d'actualité, nous n'avons pas le droit d'en diffuser les photos ici (et sur internet en général - pas avant que les films ne sortent en fait). Il faudra attendre quelques jours que l'on foule le sol français pour les voir en vrai... ceci dit, c'était cool.

Jour 18 : Tauranga

Oh ben alors, c'est étrange, ce matin IL PLEUT. C'est dommage, nous voulions visiter Tauranga, où nous avons terminé hier soir. Destination balnéaire de premier plan en Nouvelle-Zélande, Tauranga ce sont des plages z'immenses, de l'eau bleue, des dauphins et du surf. Quand il pleut c'est beaucoup moins glamour. Qu'à cela ne tienne, nous irons tout de même faire une petite balade autour du mont Maunganui, histoire de profiter une dernière fois du littoral Pacifique.

"Sur la plage abandonnée..."
Petit détail : c'est ici qu'une marée noire a eu lieu il y a quelques mois (je ne sais pas si vous en avez entendu parler en France). Nulle trace n'en est visible, mais des écriteaux le long de la plage appellent à la prudence.
On pourrait être sur l'Atlantique...
... si l'on omet les fleurs rouges bizarres dans les arbres.
Une dernière pour la route (et avant que l'averse ne démarre pour de vrai).
Comme d'habitude, la pluie ne tarde pas à redoubler d'intensité, nous courons nous réfugier dans un café avant de décider, face à l'inéluctabilité de ce temps de m****, de partir pour Auckland en début d'après-midi. La pluie ne nous lâchant pas de la journée, nous n'y ferons rien de particulier, à part nous préparer pour notre vol, demain matin... c'est donc ainsi que se termine notre séjour en Nouvelle-Zélande.

À vous les studios, et à très très vite.

jeudi 15 décembre 2011

Bad weather

1 commentaires
Si tu arrives juste là, maintenant, sans trop comprendre ce qu'il se passe, les 11 jours manquants sont ici, , dans ce coin aussi, et puis un peu par là. Si malgré ça, tu ne sais toujours pas ce que tu fais ici, c'est que - voix grave - Google s'est trompé.
 
Jour 12 : Sea monsters

Ce matin, on se lève (relativement) tôt pour aller crapahuter sur les rochers de la péninsule de Kaikoura. Kaikoura, c’est un endroit connu de la côte Est néo-zélandaise : une conjonction de courants marins en fait un endroit particulièrement attirant pour nombre d’animaux marins, notamment des dauphins, baleines, cachalots, orques, otaries, et oiseaux de mer. Et il ne faut pas aller bien loin pour trouver une première colonie d’otaries à fourrures…

Au bout de la jetée, à marée basse : rochers, coquillages et crustacés. Jusque là rien de bien fou, ça rappelle même plutôt pas mal l'Atlantique.
À bien y regarder, les algues ont un look un peu bizarre quand même.
Un cormoran. Ici ils ont le ventre blanc, pourquoi pas.
Très vite, on tombe sur des colonies de red billed gulls : ça piaille, ça s'agite, et ça fait mine d'attaquer les promeneurs qui s'approchent un peu trop des nids. En plus des mouettes, on rencontre aussi (en moindre quantités) des sternes et des huîtriers.
Et finalement, des otaries ! La colonie est assez impressionnante (plusieurs centaines d'individus à vue de nez), et c'est a priori l'heure de la sieste : ça pionce un peu partout.

video
Vidéo rare (en cette matinée) d'une otarie qui BOUGE. Truc de dingue.

Au sommet de la falaise qui court le long de la côte, le paysage devient bien plus vert.
L'une des baies de la péninsule, vue d'en haut.
La plage principale de Kaikoura, de sable noir.
Un joli coucher de soleil, qui laisse même entrevoir quelques lambeaux de ciel bleu.
Pour l’après-midi, nous avions prévu une excursion en mer, pour rendre visite aux cétacés du coin, mais une trop grosse mer a raison de notre programme… tant pis.

Jour 13 : Téléportation

Aujourd’hui, grosse journée de transport, puisque nous changeons d’île (il est temps de s’intéresser un peu à l’île du Nord). Première partie : Kaikoura – Picton, en voiture. De là, nous prenons un ferry, qui nous fait traverser le détroit de Cook, et nous débarque à Wellington, la capitale. Pas le temps de s’y attarder (une autre fois, peut-être), puisqu’il nous reste le trajet Wellington – National Park à compléter… partis ce matin à 9h15, nous arrivons à destination à 20h50. Blarf dans les couchettes.

Et c'est bien évidemment au moment de quitter Kaikoura que le soleil s'y est montré.
Ca fait du bien de lâcher le volant quelques heures, le temps de la traversée.
Et vous pensiez que la route de la traversée serait quelconque ? Et non. Le chenal entre Picton et le détroit de Cook - sans commune mesure avec Milford Sound - est plutôt chouette.
"All hands to action stations, repeat..."
Encore un beau ciel de fin de journée.
Jour 14 : Tongariro

Une fois de plus, le climat nous fait des misères ce matin (mais en n’ayant reçu aucune goutte sur la côte Ouest de l’île du Sud, on a presque l’impression que c’est mérité) : nuages bas, visibilité assez pauvre, et rafales de vent. C’est dommage, parce que nous avions prévu de faire une grosse marche sur toute la journée pour traverser une grosse partie du Tongariro National Park, supposément la plus chouette marche d’une journée à faire en Nouvelle-Zélande (ils la vendent bien), mais aussi l’une des plus difficiles quand les conditions sont mauvaises… changement de plan une fois encore, on se contentera d’une petite marche en début d’après-midi, avant que la pluie ne se mette à tomber. Ce qu’elle fait assez vite. On espère que le temps se lèvera un peu demain, avant que l’on ne décolle vers notre prochaine étape.

Le Tongariro National Park contient trois volcans ; celui-ci (le seul à peu près visible aujourd'hui), c'est le mont Ngauruhoe (ça se prononce comme ça s'éternue). Avec un peu d'imagination et pas mal d'effets spéciaux, vous pourrez y reconnaître la Montagne du Destin.
Dans les bois, des fougères bizarres ressemblent à de petites araignées vertes quand elles se déplient.
Les strates du sol sont bien visibles au niveau des affleurements ; on suppose que les couches sombres marquent autant d'éruptions.
Encore une belle cascade, mais à travers de la lave solidifiée cette fois.

Le relief est très accidenté par endroits...
... et beaucoup plus plat à d'autres.

Des blocs de lave refroidis.
Et encore des plantes carnivores ! Ca tombe bien, on aime bien.

Jour 15 : ça sent le soufre

Le miracle du Mt Cook ne se répète pas, et ce matin, il flotte sévère… tant pis pour le Tongariro, une raison de plus de revenir dans le coin. On enchaîne donc directement vers notre prochaine escale, Rotorua, en espérant que ça se lève un peu… il paraît que toute l’île a sorti son parapluie ces derniers jours, mais sait-on jamais. Pas de photos ce coup-ci, car on en voit vraiment rien sur la route. On ne peut que la deviner magnifique, à en juger par la carte routière.
Arrivés sur place, force est de constater que ça ne s'arrange pas, ce sera donc un après-midi au musée, à s'instruire sur la culture maori. Quelques clichés en dépit du mauvais temps :

Le musée de Rotorua. Notez la colonie de mouettes sur la pelouse, qui manifestement préfère le gazon anglais aux rochers de Kaikoura.

Il flotte une étrange odeur de soufre à Rotorua, et pour cause : la ville est au cœur d'une zone géothermique. Les geysers y sont donc nombreux, et les sources d'eau thermale légion.

Assez incongru dans un jardin public.
Sur ce, à la prochaine !